Les conséquences sur l'organisme



I.  LA FUMEE DE TABAC

La fumée de tabac est un cocktail de produits toxiques

Elle représente un aérocontaminant  presque parfait.

Elle se compose d’une phase gazeuse et d’une phase formée de particules très fines, qui pénètrent dans les alvéoles pulmonaires et dans toute la circulation de notre corps.

Elle contient 4 types de substances particulièrement nocives, dont les effets toxiques se conjuguent :



1. La Nicotine, très diffusible, qui passe directement dans le sang.

        · Chaque bouffée de cigarette en contient une quantité suffisante pour tuer un rat auquel on l’aurait injectée.

        · 80% de la nicotine est retenue dans l’organisme qui inhale la fumée.

       · Ses effets principaux se manifestent sur le système nerveux (nausées, sueurs froides de la 1ère cigarette), mais surtout sur l’appareil circulatoire. Elle provoque une accélération du cœur de 15 à 20 pulsations par minute, une augmentation de la tension artérielle, de 1 à 2 mm de mercure. Elle est, ce qui est beaucoup plus grave, un facteur de rétrécissement des petites artères, à l’origine d’accidents vasculaires, cardiaques et cérébraux notamment.

Elle entraîne en outre un spasme des petites bronches, responsable d’une gêne respiratoire, pouvant atteindre un niveau dramatique chez l’asthmatique.

        · C’est la nicotine, enfin, qui est responsable de la dépendance tabagique et de la toxicomanie qui en découle. Le fumeur privé de tabac ressent une impression de manque et, par accoutumance, devient tributaire des doses de plus en plus importantes.


2. L’oxyde de carbone

        · Il est très diffusible et passe directement dans le sang.

        · Ses effets sont comparables à ceux d’un poêle mal réglé ou d’une fuite de gaz.

        · Il se combine dans le sang à l’hémoglobine, pour former la carboxyhémo-globine. Il en résulte une diminution de l’apport d’ oxygène au sang et aux organes de notre corps, une sous-oxygénation, entraînant un risque d’accidents graves accru au cours de l’effort physique.


3. Les irritants bronchiques

·                     Ils provoquent une agression de tout l’arbre respiratoire :

·                     la gorge est rouge, tuméfiée, tapissée de sécrétions.

·                     les cils vibratiles de la muqueuse respiratoire sont paralysés par une dose infime de fumée de tabac : une seule cigarette suffit à bloquer les cils vibratiles pendant 4 jours.

·                     Les cellules de défense de l’appareil respiratoire sont bloquées ou diminuées.

·                     Il en résulte un encombrement des voies respiratoires et une diminution des défenses de l’appareil respiratoire contre l’infection et les autres polluants de l’atmosphère.


4. Les carbures polycycliques

·                     Ce sont des substances cancérigènes, notamment les 3,4 benzopyrènes.

·                     Elles sont un redoutable facteur de cancérisation sur tout le trajet parcouru par la fumée de tabac :   lèvrelangue,pharynx, larynx, bronche et sur ses voies d’élimination : vessie

 


La mortalité croît de façon régulière en fonction :

- du nombre de cigarettes fumées, par effet cumulatif,

- du degré d’inhalation de la fumée,

- de l’âge auquel on a commencé à fumer .

La nocivité est multipliée par deux avant 20 ans.



II. TABAC ET CANCER

 

1.  Cancer des bronches

 

Alors que le taux des autres cancers s’est stabilisé ou a diminué, le taux des cancers bronchiques est passé de 2 à 50 par ans depuis 1930.

Le risque est multiplié par 25 pour un homme qui consomme un paquet de cigarettes par jour.

Le gros fumeur a un risque multiplié par 50 par rapport au non-fumeur.

Il apparaît de plus en plus tôt chez des sujets ayant commencé à fumer dès l’âge scolaire.

Il concerne de plus en plus de femmes, dont le taux de cancer des bronches rattrape celui des hommes. Il devient le 2ème cancer de la femme par sa fréquence.

Signalons dès maintenant le risque accru de ce cancer chez le conjoint du gros fumeur, par tabagisme passif.

 

 

2. Cancers des voies aérodigestives supérieures

 

Ces cancers sont liés au rôle quasi exclusif du tabac. L’association de l’un et l’autre (alcool et tabagisme) multiplie par 3 le risque de chacun d’eux :

Le cancer des lèvres du fumeur de mégot.

Le cancer de la langue du tabac à chiquer ou à priser.

Le cancer du larynx.

 

Que de souffrances et de morts prématurées pourraient être évitées par le rejet du tabac !

 

 

3. Cancer de la vessie

 

Le risque est multiplié par 2 chez le fumeur.

Il y a corrélation statistique avec la durée de consommation des cigarettes.

 

4. Cancer du col utérin

 

Le tabac multiplie par 3,6 le risque d’anomalies précancéreuses du col de l’utérus. La majoration de ce risque est proportionnelle à la consommation de cigarettes.

Des taux élevés de nicotine ont été constatés dans le mucus  des femmes qui fument.

Certaines substances cancérigènes qui passent dans le sang sont excrétées au niveau du col de l’utérus.



 

 

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